Cet artiste a annulé sa tournée à cause d’une crise de paludisme

La crise de paludisme est un état que redoutent les personnes vivant dans les zones infectées mais plus encore les touristes. En effet, la crise de palu en pays étranger peut causer des problèmes de logistique et entrainer des complications fatales pour le malade, d’où l’importance de la chimioprophylaxie. La pratique de celle-ci vous le verrez avec l’exemple de Stromae, peut être plus dangereuse que la crise de paludisme elle-même.

les dangers du traitement prophylactique

Dimanche 14 juin 2015, l’équipe de Stromae annonce d’un air désolé que la vedette ne pourra pas performer pour la suite de sa tournée mondiale. Débutée en Afrique, celle-ci devait se poursuivre en Europe puis finir aux USA. Finalement, il n’en sera rien puisque la course de Stromae s’est terminée dans un hôpital de Bruxelles.

Mais que s’est-il passé ? Aux dires de la presse, l’artiste sachant qu’il faisait sa tournée dans une région où le paludisme sévit a pris ses précautions. Il aurait pris un médicament préventif, le Lariam. Conseillé à une certaine époque  en traitement chimioprophylactique, ce médicament est de plus en plus banni pour ses effets secondaires.

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Le “formidable” Stromae face à la fort minable crise de paludisme….

L’anxiété, la dépression ainsi qu’un certain nombre de troubles sont au rendez-vous  après une prise standard. L’artiste aurait dépassé la dose, ce qui n’a fait qu’accroitre son mal être au point où son évacuation s’est avérée être une nécessité. Naturellement l’interprète du tube « Formidable » se porte comme un charme au moment où j’écris cet article et s’est remis de sa crise de paludisme ratée  mais son cas doit servir d’exemple.

Comme l’artiste, des milliers de personnes sont victimes d’un usage mal encadré de la chimioprophylaxie qui donne lieu à des abus et autres comportement dangereux. Pour éviter que cette crise de paludisme ne tourne au mauvais scénario, certains conseils peuvent vous apporter l’éclaircissement souhaité.

Comment choisir sa chimioprophylaxie

Le choix du traitement de la chimio appartient au médecin. Il est le seul à décider de l’antipaludique et de la fréquence d’utilisation. Pour cela, il prend en considération le patient et ses caractéristiques : âge, antécédents médicaux, intolérance, éventuelles interactions médicamenteuses, grossesse ou son éventualité…

En cas de séjour supérieur à 3 mois, la  chimioprophylaxie est à poursuivre. Un médecin spécialiste doit vous conseiller la fréquence à respecter, surtout en fonction des conditions sur le terrain. Un séjour qui se poursuit de mars à octobre coïncide avec la période de pluie et le retour des moustiques. Le médecin prendra tout ces facteurs en compte. Ceci dit,  prescrire un traitement préventif peut s’avérer inutile dans certains cas. Par exemple si  vous allez dans une ville en altitude, les moustiques ne risque pas de s’en prendre à vous.

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Stromae sur scène

La zone géographique  est donc un indicateur dans le choix du traitement antipaludique. Il faut savoir qu’après des années d’utilisation, certaines familles de plasmodium font de la résistance. C’est notamment le cas en l’Asie de l’Est.

Il existe une classification  des pays que le médecin peut consulter pour réaliser la prescription de la chimioprophylaxie. Grâce à elle, votre traitement sera parfaitement adapté aux risques inhérents à votre zone de séjour. Vous pourrez ainsi éviter une crise de palu.

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