Existe-t-il un lien entre drépanocytose et paludisme?

Selon certaines rumeurs et croyances très répandues, il existerait un lien très étroit entre drépanocytose et paludisme. Comme on le sait, ces deux maladies sont en rapport avec le sang. D’après certains constats, il semblerait que les malades souffrants de la drépanocytose développent une certaine résistance contre le paludisme. L’explication scientifique du phénomène est qu’une maladie sanguine provoque dans l’organisme une tolérance des molécules toxiques du paludisme.

Une certaine forme d’immunité

globules

La drépanocytose est une maladie génétique

Tout part du postulat selon lequel les personnes qui souffrent de la drépanocytose se retrouvent protégées contre le paludisme. Le fait est assez intéressant, et il a fallu plus d’un demi-siècle pour que des scientifiques en découvrent la raison. En effet, certaines réactions dues à la drépanocytose s’apparentent fortement à celles du paludisme. Par conséquent, l’organisme s’adapte plus vite au lieu de succomber. Par définition, la drépanocytose est une maladie génétique suite à l’évolution d’un gène présent dans une partie de l’hémoglobine.
Ce gène codant est également présent dans les protéines des globules rouges qui acheminent l’oxygène dans le sang. La maladie déforme donc ces globules qui ressemblent par la suite à des faucilles. Tout cela présente l’avantage, de protéger les personnes souffrantes du paludisme. Par conséquent, il est rare qu’elles se fassent infecter par le plasmodium falciparum. C’est ce qui étaye l’hypothèse relative au lien entre drépanocytose et paludisme, et démontre que les globules rouges ne peuvent plus se faire infecter par le plasmodium.

La cristallisation de l’hémoglobine: ce facteur clé

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Les analyses en laboratoire sont utiles

De nombreux facteurs génétiques, peuvent être des protections contre le paludisme. La majorité d’entre eux, sont liés aux globules rouges. Comme on le sait, la drépanocytose en fait partie car étant une maladie du sang. Le changement des hématies entraine chez les personnes souffrantes, une forme de résistance au paludisme. De manière scientifique, cela s’explique par la cristallisation de l’hémoglobine. C’est elle en effet, qui est responsable de cette protection offerte par la drépanocytose contre le paludisme.

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Encore et toujours plus d’analyses

Une fois que l’hémoglobine est cristallisée, le virus ne parvient alors plus à infecter l’hématie. Une barrière se crée, protégeant en quelque sorte les globules rouges. Selon les enquêtes et les statistiques, il existe une forte prévalence de drépanocytose et paludisme au sein des populations africaines. Pour certains il s’agit là d’une preuve de sélection naturelle, voire d’adaptation, car les drépanocytaires peuvent alors résister au paludisme, voire y survivre. Ce n’est malheureusement pas le cas de tous, car le paludisme est dans certains cas mortel.

Peut-on alors dire que la drépanocytose est une bénédiction dans certains cas ? C’est du moins ce qu’on pourrait penser, même si on sait que cette maladie implique un lot non négligeable de souffrances. Il serait intéressant que les médecins déterminent comment créer une résistance au paludisme, tout en limitant les effets de la drépanocytose. De cette manière, les malades souffriraient moins et seraient en plus à l’abri des infections par les plasmodiums. Cela pourrait être une piste intéressante à explorer afin de trouver un remède contre les deux maladies. On peut bien être optimiste, et faire confiance à la science non ?

 

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