Une forme particulière de paludisme découverte en Asie

Selon les experts, l’Asie serait le deuxième continent le plus atteint par le paludisme. Si les statistiques ont longtemps démontré que l’Afrique compte le plus de victimes, l’Asie est en train de lui ravir la vedette. Les actualités concernant la malaria sur ce continent ne sont jamais statiques. Il y a à chaque fois, un fait nouveau. Qu’on parle de paludisme en Thaïlande ou de propagation de la malaria ailleurs sur ce continent, les faits sont surprenants.

Les scientifiques y ont récemment découvert une nouvelle forme de parasite responsable de la maladie.

Un paludisme plus résistant

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Quelques organes du corps humain

Ce n’est pas un fait nouveau, et les scientifiques avaient déjà pu établir que le paludisme était désormais plus résistant aux différents traitements utilisés. Cette résistance au traitement anti paludique, avait pour épicentre, différentes zones du continent asiatique :

  • Cambodge
  • Birmanie
  • Thaïlande
  • Vietnam

Certains moustiques, résistent même aux différents insecticides employés pour les exterminer. Malgré les différents progrès faits pour baisser les effets liés à la maladie, on a aussi remarqué que l’immunité naturelle avait également tendance à baisser. En plus, les cas d’infection par le plasmodium de type falciparum, ont diminué. Précisons que c’est l’un des parasites les plus dangereux. Il est notamment responsable du paludisme au Vietnam. On commence par le contrôler, mais d’autres comme le plasmodium vivax sont plus virulents sur le continent.

Un nouveau parasite découvert

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Quelques larves de moustiques

Une nouvelle forme de paludisme, a été découverte en Malaisie. Plus de la moitié des patients hospitalisés, étaient infectés par ce nouveau parasite responsable de la malaria. Il s’agit d’une forme très rare, portant le nom de ‘‘plasmodium knowlesi’’. Il se propage très rapidement en Asie, et décuple par trois le risque de souffrir de la forme grave du paludisme en Thaïlande. Selon les derrières enquêtes, il a été dénombré près de 2000 cas de paludisme chaque année à Bornéo. Ces derniers sont causés, par le terrible plasmodium knowlesi.

Cette forme très particulière du parasite responsable de la maladie est mortelle dans quelques cas. Les scientifiques ont pu classer en cinq espèces, tous les plasmodiums responsables du paludisme. Si les plus populaires sont le vivax et le falciparum, ce dernier demeure le plus mortel. Étrangement, il est également celui qui résiste encore le plus au traitement anti paludique. La maladie est en train de gagner du terrain en Malaisie et les études démontrent qu’il y a nettement plus de cas qu’il y a quelques années.

Les pouvoirs publics sont alertés sur la rapide propagation de ce nouveau plasmodium knowlesi. Toute l’Asie du Sud-est est déjà atteinte et seul le Laos résiste encore à l’infection, peut être pas pour longtemps d’ailleurs. De manière générale, le paludisme au Vietnam n’est transmis que par les piqûres des moustiques de type anophèle femelle. La particularité de ce nouveau parasite, c’est qu’il se reproduit toutes les vingt quatre heures. Il est donc plus actif que les autres formes de paludisme, et en conséquence, éminemment plus dangereux. Les hôtes naturels de ce parasite, ont été identifiés comme les singes macaques. Ce sont eux, qui constituent les immenses réservoirs de ce plasmodium simien.

Ce que les chercheurs craignent à présent, c’est que le parasite puisse se transmette d’un homme à un autre. Les essais en laboratoire, ont bel et bien démontré que cela était possible. Si la découverte de ce parasite par Knowles remonte à 1932, le premier cas de transmission de ce type de plasmodium date de 1964. Il y a également eu selon les archives, une première épidémie de 208 cas survenue en 2004 à Bornéo. Six ans plus tard, ce sont 720 cas qui ont été identifiés en Asie du Sud-Est.

Trouver des solutions efficaces

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Le continent Asiatique

Si jusque là, aucun vaccin contre le paludisme n’a encore pu être découvert, les chercheurs ne désespèrent pas pour autant. Pour eux, la multiplication des cas est d’une explication toute simple. En effet, on met tout cela sur le compte de la déforestation intensive, à la faveur de l’exploitation du bois et des plantations de palmiers à huile. N’ayant plus leur habitat naturel, les singes sont tout simplement obligés de roder dans les zones en proximité avec les humains. Selon les statistiques, la majeure partie de la population contaminée est composée d’adultes. La plupart sont des chasseurs et des forestiers.

Voila qui vient confirmer la thèse de la déforestation et de l’émergence des nouvelles maladies dues à la perturbation de l’écosystème. Toutefois, il reste énormément d’informations à découvrir sur cette nouvelle forme de la maladie. De nombreux scientifiques de plusieurs domaines se sont unis sous la bannière du programme Monkeybar pour essayer d’en savoir plus depuis 2012 en Malaisie. L’étude est prévue pour durer 5 ans et est basée sur l’observation des déplacements des macaques et des habitants.

De nombreux outils, sont utilisés à cette fin. Des GPS et des drones sont mis à contribution pour suivre la trace les moustiques. De cette manière, on évalue en même temps l’évolution de la déforestation. Pour relativiser et rassurer un tant soit peu sur cette nouvelle forme de paludisme au Vietnam, les chercheurs pensent que le plasmodium knowlesi est de faible emprise comparé à la dengue. C’est également une maladie infectieuse, dont la transmission est assurée par les moustiques. Elle aussi a connu une forte progression depuis 2014 et montre une fois de plus qu’il y a de quoi s’inquiéter.

En conclusion, il est important que les spécialistes mettent rapidement en place des mesures pour faire face à ce nouveau parasite responsable du paludisme en Thaïlande. Il est vrai qu’il n’existe pas encore de vaccin contre le paludisme, mais des traitements anti paludisme pouvant permettre de contenir la maladie sont disponibles. Le pari sera certes difficile à gagner, car il nécessitera énormément de moyens financiers pour y arriver. Il n’est toutefois pas impossible, surtout si on adopte les différentes méthodes préventives déjà utilisées par les populations pour se mettre à l’abri de la maladie.

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1 commentaire

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