Paludisme à Madagascar: le lourd tribut de 2015

L’île de Madagascar est depuis de nombreuses années, une zone rouge où le paludisme fait des victimes comme partout en Afrique noire. Les actions de L’OMS effectuées par le biais du programme de lutte contre le paludisme font souvent état d’une maîtrise de la maladie. Toutefois, les problèmes économiques et politiques qui ont secoué le pays n’ont pas favorisé un recul de la pathologie ces dernières années.

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Des moustiques en plein accouplement

En 2015, les chiffres concernant l’évolution de la maladie étaient assommants. Manifestement, la grande île a été confrontée à l’un de ses pires épisodes d’épidémie de malaria. Bien que l’alerte ait été donnée début 2015, les actions menées n’ont pas forcément conduit à une amélioration de la situation. 212923 personnes, tel fut le bilan des victimes du paludisme à Madagascar pendant la première moitié de 2015. Par ailleurs, 187 décès ont été enregistré pendant cette période, et rien ne dit que le réel bilan n’a pas été plus lourd, certaines régions étant inaccessibles. Ceci dit, des mesures intéressantes ont été prises à l’époque, notamment une campagne d’aspersion visant à supprimer les vecteurs de la maladie. Il est toutefois impossible d’évaluer l’incidence qu’a pu avoir cette disposition.

Si pour l’OMS, les statistiques de l’Afrique ont été encourageantes depuis quelques années, la situation d’Antananarivo en 2015 changera certainement cette image. Et outre les statistiques, ce sont les étrangers ignorant la situation du paludisme à Madagascar qui s’exposent à des risques.

Que faire si vous êtes en partance pour Madagascar?

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Prenez vos dispositions avant de partir pour Madagascar

L’île attire son quota d’étrangers chaque année et la plupart ignorent l’état du paludisme à Madagascar. On observe que les Pères Missionnaires ainsi qu’un bon nombre de membres de l’église séjournent sur l’île afin de prêter mains fortes aux populations en difficulté.

Il faut dire que la situation politique du pays, longuement instable a laissé le volet social en péril. Les institutions religieuses pallient au déficit social du pouvoir en place mais dans le même temps, elles exposent leurs membres à des risques de contagion.

L’île bénéficie d’un climat et de conditions favorisant la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme à Madagascar. Bien que la capitale soit aussi touchée par l’épidémie, ce n’est pas le point d’alerte le plus important.

On constate que si les touristes sont plus ou moins localisés dans la Capitale, les missionnaires sont auprès des populations les plus défavorisées, au milieu des terres, dans des districts souffrant d’enclavement. Les médicaments y sont difficilement acheminés et les soins insuffisants. Dans ce contexte, les plasmodiums s’en donnent à cœur joie.

Étant donné qu’il s’agit d’une épidémie entérinée par des cas de résistance, le mieux pour les étrangers vivant en région impaludée est de prendre des précautions à l’avance:

  • Traitement préventif,
  • Trousse de secours contenant des médicaments antipaludiques,
  • Crème de protection,
  • Vêtement léger mais suffisamment couvrant,
  • Analyse de la carte paludique de Madagascar pour éviter une trop forte exposition,
  • Approvisionnement en petites cartouches ou en pastille d’un insecticide performant.
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Protégez-vous du paludisme pour passer un agréable séjour sur la grande île!

Tout cela limite les risques si l’exposition est réduite. Pour les chanceux qui n’ont pas encore souffert du paludisme, il est conseillé de se protéger autant que possible pour éviter les piqûres, surtout la nuit.

 

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