Paludisme en Birmanie: une résistance plutôt préoccupante

Si vous prévoyez de vous rendre en Birmanie, vous devez savoir que le paludisme y est présent. Inutile de rappeler que c’est une maladie qui est potentiellement mortelle. Le paludisme en Birmanie n’est pas présent dans toutes les régions du pays, encore moins pendant toute l’année. C’est surtout entre les mois de Mai et Décembre que les moustiques sont les plus actifs. C’est justement durant cette période, qu’il y a le plus de morts suite à cette maladie. En fonction de votre itinéraire et des endroits que vous comptez visiter, vous pourriez être plus ou moins exposés.

Le paludisme en Birmanie: quel traitement?

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Un traitement contre le paludisme

Chaque pays ou région a son traitement contre le paludisme, ces médicaments connus de tous et régulièrement demandés en pharmacie. Au Bénin par exemple, nous avons Cofantrine, duo-cotecxin et bien d’autres. En Birmanie, la Malarone est le traitement le plus utilisé, car efficace et toléré de la part des autochtones. Il peut coûter plus ou moins cher dans certaines pharmacies, mais la doxycycline sert d’alternative en pareille occurrence. Son seul inconvénient est l’effet secondaire qui peut consister en une photosensibilité. Pour lutter contre cela, il est recommandé de s’enduire de crème solaire indice 50.

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Soyez prudent et vous éviterez le paludisme n Birmanie

Et pour ne pas en venir à contracter le paludisme dans ce pays, il convient de se protéger contre les piqûres de moustiques. Inutile de compter sur les spirales, car elles ne sont pas les armes les plus efficaces pour se protéger de la maladie. On peut trouver en lieu et place, une bonne lotion anti moustique qui fait mieux l’affaire. En plus, il est facile de se procurer sur place des moustiquaires imprégnées. Elles ne coûtent pas chères et sont très efficaces pour ne pas se faire piquer.

La Birmanie: terre de résistance

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La moustiquaire permet de dormir protégé

Selon les études menées par les chercheurs sur le paludisme en Birmanie, il ressort que le parasite devient résistant aux traitements, notamment à l’artémisinine. Forcément, cet état de choses est mesurable en chiffres dans la mesure où le taux de mortalité lié au paludisme a augmenté. Selon les chiffres publiés par l’OMS, il serait question de quelques 655.000 morts. Outre les parasites, les moustiques, principaux vecteurs de la maladie, résistent aux insecticides. De là à penser que le tandem moustique-plasmodium a ourdi un complot pour affecter les populations Birmanes, il y a tout un monde que nous ne nous risquerons quand même pas à franchir, réalisme oblige.

Quoiqu’il en soit, la situation relative au paludisme en Birmanie préoccupe les chercheurs, car elle compromet clairement les efforts entrepris dans le sens de l’éradication de la maladie. En attendant que la science n’apporte des solutions concrètes à cette épineuse problématique, il est toujours possible de se protéger en utilisant les méthodes courantes, à savoir dormir sous moustiquaires, se protéger à la tombée de la nuit, et utiliser des répulsifs.

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