Comment se porte la prévention contre le paludisme ?

Les Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD) prescrivent en leur 6ème point que chaque pays doit « avoir maîtrisé le paludisme et commencé à inverser la tendance ». Cet objectif est selon l’OMS, en cours de réalisation de façon certaine. Entre 2000 et 2015, une baisse de 37% des cas de paludisme a été enregistrée. Ce n’est certes qu’un début, mais ce chiffre est l’occasion de faire un petit bilan sur les dernières évolutions en matière de prévention du paludisme. En effet, en dehors de la prévention personnelle, il existe des solutions qui peuvent avoir un impact significatif. Découverte

Vers un monde sans paludisme, le nouveau plan de prévention contre le paludisme de l’OMS

L’OMS, principale organisation internationale en charge de la prévention et de l’éradication du paludisme a mis au point différentes politiques pour l’accomplissement de sa tâche. Au nombre de celles-ci et de façon récente, le document vers un monde sans palu qui redessine les contours de cette lutte dans une dynamique gagnante a été adopté. Ledit document appuie les stratégies techniques mondiales pour la période 2016-2030 et propose des perspectives pragmatiques et visionnaires.

Rien ne vaut la prévention pour éradiquer le paludisme

Sur les quinze années à suivre, ce document propose d’utiliser la prévention pour éradiquer entièrement le paludisme. La réalisation de cet objectif dès 2016 passera par une intensification des interventions rentables. L’éradication de la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie des personnes marginalisées et difficile à atteindre sont autant de mesures préventives qui seront exploitées par l’OMS.

En dehors de l’organisation, d’autres mesures pourraient bien changer le visage de la prévention du paludisme.

Les autres approches participatives

Pour arriver à des résultats observables, tout un arsenal de techniques a été déployé par l’OMS, les médecins spécialistes du paludisme… soit une partie des acteurs de la lutte pour la disparition du vecteur de la maladie. Au nombre des méthodes déployées, deux modalités de prévention du paludisme pourraient bien à termes, passer de l’étape expérimentale à celle de la commercialisation et peser dans la balance. Il s’agit de : l’immunisation des moustiques et du vaccin contre la malaria

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Les enfants sont les proies idéales du paludisme

L’immunisation des moustiques est une méthode mise au point par des scientifiques américains pour protéger les moustiques de la contagion au plasmodium, et ce sur des générations. Une fois immunisés, ils pourront coloniser les autres moustiques et réduire le vecteur.

Quand on sait que l’anophèle femelle, hôte définitif, vecteur exclusif de la maladie, a une famille de 500 espèces d’anophèles connues (dont une cinquantaine en mesure de transmettre le plasmodium) et que ce moustique contracte le paludisme dans la nature avant de contaminer l’homme, on comprend mieux le principe de l’immunité. A ce propos, cette initiative scientifique a résulté d’une étude qui prouve qu’une bactérie, celle de wolbachia pouvait être à l’origine de cette immunité.

 

Notez que l’immunisation des moustiques est bien plus en avance que celle des hommes. En effet, le vaccin contre le paludisme piétine, même si un remède expérimental, le plus avancé au monde dans ce domaine, constitue une éclaircie.

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Le vaccin contre le paludisme pourrait voir le jour prochainement

Il s’agit du «RTS, S/AS01» un vaccin conçu par le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK). Bien que son efficacité se réduise avec le temps, il s’agit selon les auteurs, du vaccin expérimental le plus prometteur dans la prévention du paludisme, le seul à être à la dernière étape avant la commercialisation.

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