Top 5 des idées reçues sur le paludisme

Les idées reçues sont des vérités apparentes……Enfin presque….Nous entretenons tous des idées reçues. Elles conditionnent notre façon d’agir. Si dans l’absolu, elles ne sont pas toujours dangereuses, elles peuvent obscurcir notre jugement et nous induire en erreur. C’est pour cette raison que nous allons à la chasse aux idées reçues sur le thème du paludisme afin de donner l’occasion à ceux qui entretiennent de telles idées, d’assurer leur prévention de façon plus éclairée.

L’allaitement protège le nourrisson du paludisme

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Quoi de plus beau que le sourire d’un enfant??

Le lait maternel est considéré comme étant la boisson et l’aliment le plus sain qu’un nourrisson puisse consommer durant les 6 premiers mois de sa vie. C’est pour cette raison que les médecins conseillent aux mères l’allaitement maternel exclusif, en particulier dans les zones rurales des pays pauvres.

La qualité du lait et l’impact psychologique du contact avec la mère protègent le nourrisson de bien de maladies dont celles découlant de la consommation précoce d’une eau qui n’est pas toujours très saine. Malheureusement, le miracle de l’allaitement se heurte à la dure réalité du paludisme, surtout en Afrique où les enfants de 0 à 5 ans sont les principales victimes de ce mal.

Il faut donc au-delà de l’allaitement qui renforce les barrières immunitaires du nourrisson, prendre des mesures préventives telles que le fait de dormir sous moustiquaire imprégnée, protéger le bébé des piqûres de moustiques et assainir autant que possible son environnement.

En cas de fièvre, il faut se rendre directement à l’hôpital.

En cas de fièvre, il faut d’abord prendre un traitement contre le paludisme

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La fièvre n’est pas forcément signe de paludisme

Cette phrase est une spéciale « made in Bénin ». Elle porte la marque de l’expérience de corps qui se sont régulièrement frottés au paludisme car voyez-vous, il est la cause la plus courante de maladie en Afrique. Aussi, à la moindre fièvre, nombreux sont ceux qui par automédication se diagnostiquent un paludisme avant de passer à une autre hypothèse quand le mal persiste.

Cette  attitude est assez hasardeuse, d’où l’importance de se conformer aux recommandations de l’OMS qui prescrivent de confirmer le diagnostic du paludisme par un test, avant tout traitement.

Les tisanes sont plus efficaces que les médicaments

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Les tisanes ne sont pas une panacée contre le paludisme

A l’heure de la phytothérapie, certains patients optent pour les nombreux remèdes de la pharmacopée qu’ils jugent plus naturels et respectueux de leur métabolisme. Les médecins prescrivent plutôt des médicaments, sérums ou injections. L’efficacité de l’un ou de l’autre de ces traitements dépend de l’état du malade bien que pour des questions de dosage et de tolérance, les médicaments soient plus adaptés. Il convient par conséquent de prendre l’avis d’un médecin et d’un phytothérapeute avant de faire un choix.

Il faut régulièrement prendre des médicaments contre le paludisme pour renouveler sa protection

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Pas de traitement du paludisme sans ordonnance médicale

La première fois que j’ai entendu cette phrase, j’ai pensé « quelle bonne idée», en particulier pour la plupart des porteurs du groupe B. En effet, d’après de nombreux témoignages récoltés dans des centres de santé, les porteurs du groupe B sont moins tolérants au paludisme comparativement au porteur du groupe O qui ont un seuil de tolérance 3 à 20 fois supérieur.

Ceci dit, quel que soit le groupe sanguin, personne ne doit se hasarder à prendre des médicaments pour renouveler sa protection contre le paludisme. Cette attitude est dangereuse parce qu’elle revient à pratiquer la chimioprophylaxie sans avis médical.

La chimioprophylaxie est la méthode qui consiste à prendre ses précautions médicamenteuses face au risque de paludisme. Il faut consulter un médecin pour savoir quel type de médicaments employer et les risques encourus.

Les moustiques ont leur saison et en dehors de celles-ci, il est tout à fait possible de dormir sans moustiquaire

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Le moustique: ce petit monstre qui transmet le paludisme

Avec le pseudo-harmattan qui règne depuis quelques années, les moustiques ne sont plus chassés par le froid censé durer de décembre à février. Par conséquent, il n’y a plus de saison dédiée, du moins pas au Bénin. Ceci dit, la réalité est différente sous d’autres cieux où le concept de « saison des moustiques » prend tout son sens. Quoiqu’il en soit, Dormez toute l’année sous moustiquaire même si vous videz l’intégralité de l’insecticide autour de votre lit.

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